• Il y a celui de la maison, au-delà les bruits du voisinage…

    Il est des maisons qui accueillent le silence, j’en ai connues, il a fallu les quitter. Ces maisons sont de vieilles pierres, entourées d’un grand jardin où la végétation est dense, de cachettes pour les enfants, de coins frais pour l’été. On s’y promène volontiers, regarder les arbres pousser et les fleurs s’ouvrir au petit matin, s’asseoir près de la margelle, se pencher au-dessus du puits. Le soir, le soleil vient caresser de ses longs cheveux, puis la nuit y murmure son chant profond.

    En cette maison, le silence s’est fait absence, il sonne comme du métal qui tombe sur le carrelage. Il parle d’un vide qui ne peut jamais se remplir. Alors, le laisser sortir de la maison, c’est facile, les fenêtres sont toujours ouvertes. Là il se remplit du chant des grillons et du parfum du jasmin, parfois des nuits torrides des crapauds, mais il ne devient pas encore familier.

    Il est des endroits particuliers, des endroits qui bruissent, j’en ai connus, il a fallu les quitter. Ils parlaient de ventres chauds, de sous-bois parfumés et habités, de rivières vivantes, de la plaine qui tremble sous le soleil de Juillet, et aussi au cœur de l’hiver, des embruns de l’océan. Ils parlaient de gothique, de roman, de ruelles aux pavés décousus, de vieux bistrots, de caves voûtées.

     C’est le ciel, vacuité, qui enfin l’accueille ce silence, il s’ouvre sur l’infini,  plus loin, plus définitif, sans désir de retour sur la douceur du souvenir.

     

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  • Comme la fleur se dit 

    Et le parfum, et la montagne 

    Au-delà du bleu du ciel 

     

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  • Suis une fille de la plaine

    Du ciel à découvert

    De l’horizon loin, loin, là-bas

    Me voici à vivre dans un trou

    De montagnes.

     

    Les premières promenades

    Dans les hauts encaissés

    Faisaient étouffement

    Qui cédait les bas retrouvés

    Et puis le temps a passé.

     

    Le soir marchant avec les chiens

    J’aime aller jusqu’où le nid

    Se fait si intime

    Là, je les entends murmurer

    Leur secret de pierres.

     

    Tout n’est plus que vibration.

     


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  • Il suffit d’en décider

    La liberté précède, on ne court pas après

    Le chemin est en nous

    Tantôt il nous lève bien haut

    Tantôt il nous fait fouiller là où nous errons encore.

     

    L’écriture a participé de tout cela

    En solitaire et dans son partage

    Elle a rempli son rôle et je ne peux que remercier

    De cet outil qui m'a été donné

    Non comme un talent, mais bien comme un outil.

     


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  • Un jour j’ai reçu une carte, une barque sur un étang

    Vide la barque, désert l’étang …

    La légende disait :

    « On ne quitte pas l’embarcation dans laquelle dieu nous a mis »

    Reproche, même pas déguisé, pour avoir quitté la grappe, je devrais dire le grenier, je viens du plat pays, grenier à blé de la France, la Beauce...

    Verte fut ma réponse :

    « Dieu que vous dites notre père à tous, serait-t-il assez fou pour mettre ses enfants dans un si beau jardin tout en leur interdisant de le découvrir ? »

     

    Aujourd’hui je sais derrière la critique, la souffrance

    Qui ne peut se dire, d’avoir vu partir…

    Que partir cela parle de la mort, et que la mort !!!

    Ce qu'ils peuvent en avoir peur de retrouver leur dieu là-haut.

     

    Mais aussi, cette barque glisse sans bruit

    Elle n’est plus d’un pays, d’une famille

    Elle porte le nom de «Chemin de vie »

    Aucun dieu ne décide de cela, cela se fait.

     

    Dans la paix du soir, voir prendre fin

    Ce qui faisait écartèlement entre ici et là-bas

    Je suis cela, qui entend le souffle du monde

    Des évidences, dans la nature, dans la voix de l’ami

    Et qui marche encore dans le monde des lamentations.

     


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  •  Je t'ai aimé à la hauteur de ce besoin en moi

     De rencontrer

     Je t'ai aimé à la hauteur de l'intensité de la flamme

     Qui s'élève avec la kundalini...

     

    Je t'aime et c'est intemporel !

     


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  • Le vent se lève, et doucement murmure dans les filaos…

    Le laisser entrer dans la maison, c’est tant d’amour

    C’est toujours comme ça, on reçoit bien plus

    Que ce que l’on attendait !

     

    C’est tellement grand !

    Ne crains rien

    Le dé à coudre recevra ce qu’il peut recevoir

     


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