• Voilà…

    Il m’a fallu du temps pour comprendre

    Bien sûr qu’il n’y a rien à comprendre !

    Juste des évidences qui se disent dans le silence.

     

    J’ai marché de Vézelay à Compostelle

    Pour de vrai, comme disent les enfants

    Et puis… suis revenue

    Cherchant, ce qu’il me fallait faire

    Comment le faire et même avec qui…

     

    Là, la réponse

    Cet état qui m’a portée à quitter la maison

    Sans attache, affrontant les peurs, et les larmes

    Tellement paisible et sereine au plus profond

    Cet état est là, partout…

     


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  • Devant l’eau si limpide, si claire

    Qu’on ne peut la voir

    Juste sentir en son corps

    Entendre

    L’onde fraîche s’écouler

    Lumière.

     

    Avoir traversé

    La ravine encombrée de roches

    De végétaux et des immondices

    Que les gens jettent partout

    Grimper, redescendre

    Graffiner cuisses et mollets.

     

    En un effort naturel

    Atteindre le plus haut point

    Découvrir le plateau

    Il touche le ciel

    Lumière.

     

    La brume descend doucement

    Berce la terre sèche

    Apaisement de toutes les tensions

    L’âme de la petite plaine sourit

    Lumière.

     

    Tu m’as pris la main

    Si doucement, serrée contre ton cœur

    Je l’ai entendu battre, si doucement

    Lumière.


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  • Tu nous as quitté les enfants et moi, après de longs mois d’errance. Lorsque tu as tiré la porte derrière toi, j’ai su que cette fois-ci tu ne reviendrais pas. Et c’est soulagement que j’ai ressenti.

    Quelques jours plus tard, alors que les enfants étaient chez mes parents, me suis couchée en plein après midi tellement fatiguée. Seulement le lendemain en fin de journée me suis réveillée, j’avais dormi plus de 24h d’un sommeil profond, sans rêve, sans souvenir.

    Longue marche avec les petits, trouver du travail à Paris, un logement, tirer le diable par la queue, lutter contre le désespoir, être là pour eux.

    Vivre sans même le souvenir de toi, comme si tu n’avais jamais existé. C’était comme ça au fond de moi.

    Un jour tu es revenu, et là, j’ai appris que tu t’étais engagé à la légion étrangère. Je t’ai rencontré à Paris, je ne t’ai pas reconnu, tu étais arrogant, même pas seul, accompagné d’un autre légionnaire. Votre régiment avait défilé pour le 14 Juillet, tu en avais profité pour filer, et rentrer en contact.

    Tu voulais voir les petits, j’ai refusé, les protéger, de ce que je voyais là.

    Là, je ne t’ai plus aimé du tout.

    Tu es retourné à Calvi, tu as fait des jours de cachot, et tu as commencé à m’écrire, et deux mandats sont arrivés.

    Puis plus rien …

     

    J’arrivais de bonne heure au travail, ainsi le soir je rentrais tôt, chercher les enfants à l’école. J’étais encore seule dans le bureau lorsque le téléphone a sonné.

    Maman, voix sèche, me demandant, si dernièrement j’avais eu de tes nouvelles, pour m’annoncer que tu étais mort.

     

    Une émotion, fulgurante, terrassante. Suis revenue, d’un coup à ce temps, où je ne respirais qu’à travers toi, et je t’ai vu, avec ton grand manteau noir dans la cage de l’escalier à m’attendre. C’était à Alfortville où notre premier enfant est né.

    Souvenirs en cascade…

    Au début de notre relation, un après-midi, tu avais pris peur, que je ne te quitte avec ce bébé en mon ventre, tu étais là dans le couloir sombre à m’attendre. J’avais ri de tant d’inquiétude. Je t’avais pris dans mes bras et je t’avais consolé.

    Enfin, cela défilait comme happer par cette unique image de toi dans ton grand manteau, m’attendant…

    Et le trou que je sentais là, c’est elle qui le recevait, pas seulement pour ta mort, mais pour ce départ en un si grand désarroi.


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  • La relation, est toujours une mise en danger.

    Dans ce travail, on se dira que danger n’est que pour le tremblement en soi.

    Cela est vrai, mais aussi, pouvons-nous prétendre à ne plus jamais fonctionner à ce niveau ?

    Vrai, on aimerait qu’il en soit ainsi, rester en toutes circonstances, fort et paisible, dans une confiance sans faille.

    Alors, en décider ?

     

    Je ne sais pas… car après tout, ces défaillances, nous font humbles.

    Aussi, elles nous rappellent que jamais nous sommes arrivés.

    Elles nous font nous ouvrir encore…

     

    En décider ?

    Je crois que ce mouvement d’ouverture à l’autre, au monde, est cette décision.

    La paix est là, juste qu’elle n’est pas le fruit de l’isolement, mais du don.

     


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  • Dans ces yeux là, j’ai rencontré la lumière
    Celle que je gardais comme un secret
    Que rien ne puisse venir la ternir
    Dans ces yeux-là, j’ai touché l’essentiel en moi.

    De cette bouche silencieuse, des mots si doux
    Réconciliation de la création, en absence du père
    Horizontalité transcendée par la verticalité
    Mystère éclairant au cœur de la nuit.

     


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  • Ai mis ma robe, celle qui virevolte dans le vent léger

    Mes vieux godillots, les seuls qui ne blessent pas les pieds

    L’enfant court devant, insouciante

    Aujourd’hui la route sera belle

    L’air vibrer à l’unisson des formes

    Dans la coupe du ciel vacuité

     

    Aujourd’hui sans lendemain

    Ni trop haut, ni trop bas

    Au bon tempo…


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  • Ce feu intérieur

    Interagit, c'est bien certain

    Niveau des énergies

    Qui transpire d'une bien curieuse manière.

     

    Plus possible de souffrir de cela

    C'est bien toi que j'attendais

    Tellement autre, tellement loin

    Tellement occupé, tellement aux autres.

     

    Tellement que je ne te rejoins plus qu'en moi

    Sans savoir si c'est vraiment toi

    Que je rencontre là

    Et cela n'a plus d'importance.

     

    Parce qu'alors tu es en tout

    Le vent, la feuille qui bruisse au vent

    Tu es le monde

    Avec ce visage transparent.

     

    Le plus beau qu'il me soit donné

    D'avoir vu, de mes yeux vu.


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