• Ai mis ma robe, celle qui virevolte dans le vent léger

    Mes vieux godillots, les seuls qui ne blessent pas les pieds

    L’enfant court devant, insouciante

    Aujourd’hui la route sera belle

    L’air vibrer à l’unisson des formes

    Dans la coupe du ciel vacuité

     

    Aujourd’hui sans lendemain

    Ni trop haut, ni trop bas

    Au bon tempo…


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  • Ce feu intérieur

    Interagit, c'est bien certain

    Niveau des énergies

    Qui transpire d'une bien curieuse manière.

     

    Plus possible de souffrir de cela

    C'est bien toi que j'attendais

    Tellement autre, tellement loin

    Tellement occupé, tellement aux autres.

     

    Tellement que je ne te rejoins plus qu'en moi

    Sans savoir si c'est vraiment toi

    Que je rencontre là

    Et cela n'a plus d'importance.

     

    Parce qu'alors tu es en tout

    Le vent, la feuille qui bruisse au vent

    Tu es le monde

    Avec ce visage transparent.

     

    Le plus beau qu'il me soit donné

    D'avoir vu, de mes yeux vu.


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  • Je t'ai cherché dans ce monde tournée vers une extériorité qui n'existe pas, qui ne cesse de mentir pour affirmer qu'elle est.

    Je ne savais pas que cette quête était utile, ce chemin était celui de Voir, Voir l'étendue des dégâts.

    J'ai désespéré à l'idée de ne jamais te rencontrer, dans le souvenir d'une errance entre les deux mondes. Quelle est longue l'errance !

    Je ne savais pas qu'elle était utile, à forger une détermination sans faille, une intention si profonde que rien ne saurait la détourner.

    J'ai douté, alors que tu étais là, tout près, si près, je ne te voyais pas, je te piétinais, irrespect était mon nom.

    J'ai pleuré, des nuits entières, te repoussant, faiblesse était mon nom.

    J'ai crié, pleine de colère, dévalé des montagnes le glaive au poing, tranchant des têtes qui roulaient, roulaient, la pente. Aveuglement était mon nom.

    J'ai marché, marché, taillant les broussailles, m'enfonçant dans de profondes forêts ; j'ai navigué sur des océans sans terre.

    Et un matin...

     

    Une vague m'avait déposée là, sur une plage, si belle, s'ouvrant sur un pays vierge.

    Je voyais pour la première fois, j'entendais pour la première fois, je goûtais pour la première fois, je respirais enfin.

     

    Tu t'es avancé, transparent de lumière ; j'étais là.


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  • Je t'ai rêvé, et c'est bien ainsi

    Dans un avenir qui est présent quelque part

    Tu es, et je suis ton amie

    Nos corps ne peuvent pas cesser de se parler

    A travers tous les temps.


    Dans ce temps particulier 

    Frémissement de cette communion

    Où aucun ne se soumet à l'autre

    Où chacun en lui, rencontre l'autre

    Dans sa propre entièreté.


    Tout est juste, là où cela est 

    Comme cela est

    En cet instant, dans cette lumière...

    Et seul ce qui vibre à cette fréquence

    Peut entendre

    Ce chant.


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  •  Celui-là n'avait peur de rien

    Ni du trop, ni du trop peu

    Il faisait avec tout, en tout.


    Celui-là était si doux

    Dans son baiser

    Souche, il était.


    Jamais, il ne disait

    Ce qui devrait être fait

    Accueillant ce qui Est.


    Magie de l'alchimie en soi.


    Transmutation instantanée

    Des forces contraires

    En forces mariées.

     

    Est-il mort celui-là ?

    Sa trace est là

    C'est elle que je hume

    Sans peur et sans regret

    Et je ne suis pas la seule

    A faire ça.

     


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  • Vivant tout simplement vivant

    En tellement d'intensité et de beauté

    Non que cela explose dans tous les sens

    Tout simplement, infiniment vivant...

     


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  • Les mots, tu vois

    Je les laisse glisser

    C'est ta bouche que j'ai aimé.

     

    Bouche cerise

    Bouche gourmande

    Bouche pulpeuse.

     


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